Moto-Addict : essais moto, équipement, actus, histoires

Des lustres ! Voilà des lustres que je dois rédiger cet article ! Du coup à force d'attendre et de profiter de la moto, ça en devient un essai longue durée... En effet, je possède cette moto depuis un peu plus de 2 ans maintenant, et 18000 km.

Cette Chieftain, c'est mon entrée dans le monde de la grosse américaine, après moultes montures allant du Roadster à l'hypersportive. Je ne vais pas revenir sur le fait de choisir entre Indian ou Harley, j'en ai déjà un peu parlé. Bon je vais quand même parler du concurrent dans cet article, parce que la Chieftain est clairement pensée pour concurrencer la Street Glide.
Alors pour tout vous dire, au moment où je commence à écrire ces lignes, je me dis que je vais pas paraître objectif. Cette moto me donne tellement satisfaction que je risque de pas réussir à la critiquer. Bon j'ai bien une ou deux remarques quand, vous allez le lire, mais au final ça va être essentiellement des éloges. Pourtant, je vous jure que je ne suis pas aveuglé par le truc et je vais essayer d'être le plus impartial possible. 

Essai Indian Cheiftain Dark Horse

Tour d'horizon

Question de goût comme toujours pour la partie esthétique. J'ai choisi la version Dark Horse car je ne suis pas un grand fan du chrome, j'aime bien, mais à petite dose. Et puis je trouve que cette finition Dark Horse lui va bien. Un peu de discrétion dans les coloris sur une moto qui en elle même attire tout de même pas mal les regards, c'est pas plus mal ! Pour rappel la finition Dark Horse, c'est du noir à la place des éléments chromés des versions plus classiques. Donc les différents accessoires, habillages, commodos, fourche, rétro, etc, etc sont noirs. Le modèle 2020 était dispo en coloris noir mat, rouge mat, ou gris mat comme la mienne. J'avoue que j'ai choisi le gris par dépit, dans le sens ou full black ça ne la met pas en valeur, et je n'aime tout simplement pas le rouge en général. Au final, ce gris lui va à ravir, et j'adore cette moto dans ce coloris. Je soulève néanmoins un aspect négatif général à la marque : le manque de choix dans les coloris. Sur une gamme à ce prix, il devrait clairement y avoir plus de possibilité comme c'est le cas chez Harley.

Chez la communauté Harley, les plus extrémistes pestent contre ce modèle : "pâle copie" de la Street Glide. Certes, c'est la concurrent directe, et le batwing est clairement inspiré de la Street Glide. Mais peu importe, pour avoir essayé et contemplé les deux, la Chieftain est mieux finie et son batwing fait moins cheap. Je sens déjà qu'on va me cracher dessus, mais moi qui ai un regard très neutre, je trouve la Chieftain au dessus avec son look plus homogène comparé à une Street Glide moins équilibrée. Pour expliquer un peu mieux, j'ai l'impression que les pièces de carénage de la Street Glide ont été pensées distinctement, alors que pour la Chieftain on les a pensées ensemble comme un tout. Question de goût encore une fois, certains préféreront ce côté plus brut chez Harley et c'est très bien !

Indian Chieftain Dark Horse 2020

Honnêtement je n'ai pas grand chose à critiquer quant à la finition de cette Chieftain Dark Horse. Un seul point à signaler toutefois, c'est le régulateur de tension qui est placé devant la moteur, en bas. De ce fait il est très exposé aux projections et j'ai eu quelques pets de peinture dessus (corrigé par une retouche en concession). Pour le reste, tout me semble bien fait et bien intégré, le moteur est beau, le faisceau électrique bien planqué, les quelques pièces de carénage en plastique sont de très bonne qualité (valises, caches latéraux et fairing sont en plastique épais, les autres éléments c'est du bon vieux métal). La roue avant 19 pouces a fière allure, et pour ma part, je vois pas comment améliorer cette moto. Les quelques Chieftain que je vois accessoirisées, généralement je me dis "Ouais... bof"...

J'y ai toutefois ajouté quelques options d'origine Indian : sélecteur talon (à ce prix ça devrait être de série), crash bars arrières (de série sur l'avant) et pare brise Flare de 13,7 pouces (un peu plus haut, plus large, plus courbé).

Sélecteur talon Indian Chieftain

A l'arrêt, les quasiment 380 kg de la moto se sentent. Il faut réfléchir où on se gare car les manoeuvres ne sont pas forcément aisées. Pourtant je suis en forme ! En revanche dès les premiers km/h, le poids n'est plus un souci. Il faudra évidemment quelque km pour s'habituer au gabarit, mais on s'y fait vite.

Equipement

La moto dispose d'une alarme de série, démarrage/déverrouillage par transpondeur, valises à fermeture centralisée (bouton sur le transpondeur et sur le réservoir). Elle est équipée d'une bulle réglable électriquement, un énorme plus par rapport à la Street Glide. Mis à part l'ABS, pas d'assistance à la conduite, donc pas de contrôle de traction. Les pneus d'origine étant tellement pitoyables sur le mouillé (Dunlop Elite 3), je me dis que le traction control n'aurait pas été superflu : ça patine en 3 à la remise des gaz. On note aussi la présence d'un régulateur de vitesse, ainsi que d'une prise SAE pour le branchement d'un chargeur.

On dispose de 3 modes de conduite : Touring, Standard ou Sport. Ces modes influent uniquement sur la vitesse d'ouverture des papillons lorsque l'on tourne la poignée des gaz. En gros, on joue sur la sensibilité des gaz et en mode Sport, c'est un peu comme si on avait un tirage rapide. Le mode Sport est d'ailleurs particulièrement bluffant, on en reparlera plus tard.

Poste de pilotage Indian Chieftain

Côté partie cycle, pour les points importants on a un freinage double disque à l'avant, courroie pour la transmission finale, et un amortisseur à réglage pneumatique. Cet amortisseur est très bien mais il implique d'être regonflé régulièrement (tous les 1 à 2 mois) pour être au top de son efficacité. La valve de gonflage est accessible en démontant le cache latéral gauche. C'est pas le plus pratique, certains bricolent une rallonge pour y accéder directement sans virer le cache et je trouve que ce genre d'ajustement simple à réaliser devrait être fait en usine !

Moteur

Cette Chieftain est équipée du moteur Thunderstroke 116 cubant un peu plus de 1800 cm3. Il s'ébroue et on constate immédiatement le son au ralenti a été très travaillé par Indian, la différence avec Harley est réellement notable là ou le moteur M8 d'origine est insipide. Clairement je n'éprouve aucun besoin de changer mes silencieux sur l'Indian, là où je peux comprendre qu'on souhaite améliorer ça chez Harley. Bref c'est un vrai plaisir pour les oreilles en Street Legal, et faire plus de barouf pour faire plus de barouf, je n'en vois pas l'intérêt.

Moteur Indian Chieftain 116

Le moteur est un tout petit peu moins souple qu'Harley à très bas régime. Il reprend sans difficulté à 1500 tours/mn, mais Harley fait encore mieux de ce côté là. Et perso, c'est ce que j'attends de ce genre de moteur de tracteur : du gros couple le plus tôt possible. Mais 1500 tours/mn c'est déjà très bien, un vrai plaisir que de mettre du gaz à très bas régime avec le bruit caractéristique d'un moteur longue course à air à l'ancienne : quel pied ! Le moulin est coupleux jusqu'à environ 4000 tours. A 4500, ça s'essouffle nettement et il est inutile d'aller chercher plus loin ce qu'il se passe, c'est clairement pas fait pour ça. Si vous hésitez entre une Challenger et une Chieftain, personnellement je préfère la Chieftain pour son moteur à air, certes moins puissant mais avec plus de charme. Vous pouvez retrouver l'essai de l'Indian Challenger ici.

J'en parlais plus haut, on dispose de 3 modes de conduite : touring, standard et sport, ce qui influe uniquement sur la réponse de la poignée des gaz. En mode touring c'est pépère, je trouve que c'est un mode intéressant sous la pluie car ça évite de mettre trop de gaz par inadvertance. Le mode standard peut être intéressant sur départementales tranquilles ou sur autoroute, dans le sens ou la poignée des gaz n'est pas trop sensible et il est plus aisé de maintenir une vitesse constante (remarquez pour ça il y a aussi le régulateur de vitesse). Le mode sport quand à lui est bluffant, surprenant même quand on n'a pas l'habitude. La réactivité de la poignée de gaz est décuplée, tournez un peu et ça ouvre la papillons en grand. Il en résulte un accélération très franche, l'impression que la moto est débridée alors qu'on joue juste sur la réactivité de l'accélérateur. Au début on se dit que c'est trop et que la poignée d'accélérateur est trop sensible. Mais croyez moi, on s'y fait très bien et c'est un régal ! Pour être franc, le moteur M8 Harley semble être bridé à côté, on comprends l'intérêt d'un stage 1 chez Harley là où il n'y en a pas du tout besoin chez Indian. Ca n'en fait pas un moteur hyper puissant pour autant, mais ça tire sur les bras et ce mode sport change la moto par rapport aux deux autres modes.

Indian Chieftain Dark Horse château de Trécesson

Concernant la boite de vitesses, hormis un sélecteur dur à froid sur les premiers mètres, pas grand chose à signaler. Le double sélecteur est à mon sens une bonne option à prendre. On peut s'en passer mais quand on y a pris goût, ben on reviendrait pas en arrière, et puis ça colle bien avec l'esprit gros touring américain.

Comportement routier

Alors ça roule comment une enclume comme ça ? Pour ceux qui ne le savent pas encore, j'ai roulé pas mal en hyper sport, puis en roadster Guzzi et que j'ai toujours aimé effacer ma bande de peur. Autant dire que c'était des ballerines à côté de l'Indian. Eh bien figurez vous que la Chieftain est très roulante même dans les virolos. La garde au sol habituellement limitée sur ce genre de machine et très suffisante pour se faire plaisir. Forcément si on la titille, le marchepied va frotter, mais pour en arriver là il faut commencer à rouler fort. Rouler fort pour ce type de moto j'entends. On prend vraiment plaisir à enchainer les virages à vitesse légale, sans frustration liée à la garde au sol. Alors évidemment, vu l'empattement et le poids on ne fait pas n'importe quoi. Une erreur de trajectoire pardonne nettement moins qu'une moto plus agile. Donc au final on prend son temps, on soigne ses trajectoires, on joue sur le gros couple entre deux virages et on profite. Les sensations sont réellement présentes et un peu comme la Guzzi je prends mon pied à vitesse raisonnable, là où je m'ennuyais sur mes motos sportives. Quel plaisir de rouler peinard en pleine nature, je trouve que la sensation de liberté est décuplée avec cette façon de rouler quelque peu différente de ce que j'ai connu, à l'époque où je cherchais systématiquement les meilleurs virolos pour prendre le plus d'angle possible.

Indian Chieftain Dark Horse dans la forêt

Je ne suis pas un expert alors je ne vais pas vous parler plus que ça du freinage. Il me semble suffisant et facile à doser. Je n'ai jamais eu à tenter de freinage d'urgence mais c'est sur que vu le poids la distance d'arrêt ne sera probablement pas aussi bonne que sur une machine de 200kg !

Confort et protection

L'Indian Chieftain est clairement une moto confortable et faite pour rouler. Je peux enquiller 600 bornes dans la journée en arrivant à peu près frais. Pas de douleur particulière aux fessiers, ni au dos. Mais ça ce sera différent selon l'état de forme de chacun bien sûr. Le passager est nettement moins bien loti, clairement sans Sissy Bar optionnel, une grosse balade ne sera pas des plus agréables. Les suspensions absorbent bien les chocs, et la partie pneumatique de l'amortisseur est réellement utile pour les dos d'ânes et autres grosses déformations. Il est important de garder l'amortisseur gonflé, et donc refaire la pression régulièrement comme les pneus, sous peine de voir l'amortisseur arriver en butée sur un gros choc s'il n'est pas gonflé.

Le fairing offre une protection vraiment satisfaisante. Le buste et les mains sont protégés et ça permet clairement de limiter le froid en hiver. L'inconvénient c'est que je sens moins d'air entrer dans mon blouson d'été par rapport à l'époque où j'avais la Guzzi. Logique me direz-vous ! J'ai vu sur certains groupe des utilisateurs remplacer le guidon par un guidon plus haut, genre mini Ape Hanger. Dommage à mon sens, les mains deviennent exposées et on perd l'intérêt pratique du fairing. En plus esthétiquement ça dénote, mais ça c'est subjectif j'avoue !

Fairing Indian Chieftain Dark Horse

La bulle électrique est un vrai plus face à la Street Glide. J'ai toutefois remplacé celle d'origine par l'option 13,7" Flare. Plus large, plus courbé, un poil plus haut, ce pare brise offre plus de protection et moins de turbulence par rapport à celui d'origine. Avec mon 1m84, il est en tout cas très bien adapté pour mon gabarit. En plus il reste de hauteur très raisonnable en position basse, donc on conserve bien le look bagger de la moto. En position basse toujours, l'air est bien dévié mais on ressent tout de même juste ce qu'il faut pour ne pas se sentir enfermé. En position haute, c'est très bien sur voie rapide ou autoroute, on gagne en calme et en confort. Vous pouvez évidemment ajuster la bulle en position intermédiaire sur tout sa course et la régler comme bon vous semble. Pour ma part, je roule tout le temps visière ouverte sur le casque, c'est dire à quel point l'air est très correctement dévié. Il persiste quelques petites turbulences parfois, mais rien de dramatique. Gardez à l'esprit que ça c'est par rapport à mon gabarit, parfois le confort d'un pare brise se joue à quelques détails qui varient d'une personne à l'autre.
Evidemment le bas des jambes est exposé au froid et à la pluie. Vous pouvez installer les protections des jambes de la Roadmaster, ce qui implique de changer également les crash bars. Personnellement je me suis posé la question, mais esthétiquement je préfère quand c'est un peu dépouillé et je pense que je vais laisser comme ça. Toujours une histoire de compromis entre le look et le confort !

Pratique

Parmi les aspects pratiques de cette Indian Chieftain, les valises bien sûr. Elle sont suffisamment grandes pour partir en road trip quelques jours en solo, à condition de faire dodo à l'hôtel évidemment. J'ai acheté une paire de sacs internes adaptables qui reprennent plus ou moins la forme des valises sans perdre en contenance. On perd un peu tout de même, ça reste des sacs génériques, mais je suis content de mon achat. Je rempli les sacs, je les mets dans les valises et je peux sortir facilement tout mon barda pour le ramener à l'hôtel. La valises sont pratiques au quotidien aussi : équipement pluie, gants complémentaires, kit crevaison, compresseur portable... on met tout dedans et plus besoin de sac à dos. Ces valises disposent d'une serrure, mais je ne l'utilise jamais : elles se verrouillent et se déverrouillent électroniquement grâce à un bouton sur le transpondeur. Un bouton est également prévu sur le réservoir, il ne fonctionne que si le transpondeur est détecté par la moto. 

Valises Indian Chieftain Dark Horse

Toujours grâce au transpondeur, on peut activer l'alarme. Je peste un peu à chaque fois que je la mets dans le sens où ça génère un coup de klaxon, et ce klaxon n'est pas franchement discret. Au moins chez Harley on a droit à un discret petit bip et c'est nettement mieux !

Vient ensuite le système multimédia maison, le fameux Ride Command. Il permet de gérer la musique, les appels, offre différentes infos sur la moto et un GPS. J'ai bien aimé son côté personnalisable : sur certains écrans on peut disposer différents widgets comme on le souhaite. La luminosité de l'écran peut s'ajuster automatiquement, mais il a parfois du mal à basculer en mode jour/nuit. Par exemple je démarre ma moto depuis mon sous sol, il est donc en mode sombre, et quand je sors il ne passe pas en mode clair. Il faut attendre d'avoir un gros changement de luminosité pour qu'il s'y retrouve, genre passage en forêt ou sous un tunnel. C'est un détail, on peut d'ailleurs forcer le passage jour/nuit depuis les paramètres, m'enfin après 2 ans de mises à jours c'est toujours pas réglé.

Le Ride Command est compatible Apple Car Play, mais pas Android Auto. Et ça c'est un très gros manque ! Les modèles 2020 et + disposent de la nouvelle version du Ride Command. Autant dire que les débuts n'étaient pas terribles, en particulier pour le GPS qui galérait à trouver une adresse. Parfois c'en était même inutilisable. Heureusement Indian propose des mises à jour régulières et les choses se sont nettement améliorées. Bon on reste sur un GPS maison, donc ça sera jamais aussi bien qu'un Waze ou un Google Maps. D'où ce manque cruel d'Android auto pour les possesseurs de Smartphones Android. Pour ma part j'utilise le GPS pour les balades planifiées et là ça marche plutôt bien. Je prépare ma balade depuis le site web Ride Command, puis je l'importe sur la moto. 

Concernant la musique, les hauts parleurs sont suffisants. Le volume s'ajuste selon la vitesse, concrètement, il se réduit lorsqu'on roule doucement et c'est appréciable en ville. Les audiophiles trouveront que le son est pourri, m'enfin il ne faut pas oublier qu'on fait face au vent, ça ne sera jamais miraculeux. Néanmoins, moi qui ne pensais jamais mettre la musique, j'y ai pris goût et c'est à mon sens un très bon compromis face à des écouteurs qui coupent un peu de l'extérieur. 

Indian Chieftain Dark Horse vue de profil

On peut noter également que la moto est équipée de capteurs de pression des pneus et leur pression s'affiche sur l'écran. Le changement de mode de conduite se fait aussi depuis l'écran via un menu d'accès rapide. Ca se fait sans problème en roulant.

Les états unis et le Canada disposent du Ride Command +. Il s'agit d'un abonnement optionnel pour avoir la météo, le trafic et synchroniser la moto avec son compte Ride Command sur Internet. J'aurais bien aimé profiter de ce genre de fonctionnalité, dommage que ça ne soit pas dispo en Europe, mais qui sait, au gré des mises à jour peut être...

Conclusion

Hormis quelques détails, je suis plutôt comblé par cette moto. Voilà plus de 2 ans que je roule avec, donc je l'ai plutôt bien explorée et si je devais la remplacer, je reprendrais probablement la même ! Cette moto incite à rouler loin. Pour ma part je ne l'utilise pas au quotidien, je bosse à 5 mn de chez moi. Je l'utilise donc essentiellement le week end pour la balade. Partir pendant 6 heures n'est pas un souci tant elle est confortable. Le moteur a ce charme typique des longues courses refroidis par air. Malgré les normes de plus en plus dures, on conserve ce petit caractère vintage qu'on ne retrouve pas sur un refroidissement liquide. Jusqu'à présent la fiabilité est au rendez-vous mais de toute façon, de tout ce que j'ai pu lire comme retours d'expérience, ce moteur n'a pas de souci particulier et il est bien né. Bref, cette moto coûte cher, pèse lourd, n'est pas très puissante, mais je l'adore ! 

Photos Indian Chieftain Dark Horse

Train avant Indian Chieftain Dark Horse

Indian Chieftain Dark Horse en balade

Indian Chieftain Dark Horse profil arrière droit

Indian Chieftain Dark Horse profil arrière gauche

Indian Chieftain Dark Horse profil avant gauche

Détail Indian Chieftain Dark Horse 116

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