Premier regard

Un mythe. Une Ducati. L'Italie.

On aime ou on n'aime pas
Clairement la petite soeur des 1098 et 1198. Sans l'inscription 848 il est difficile de les différencier car les gabarits sont identiques. Gueule féline. Lame affutée. Double optique, réservoir plat, selle bi-place en deux parties... Elle inspire la vitesse, la puissance, la piste...

Aussi belle en blanc nacré qu'en rouge. Elle sera blanche aujourd'hui. Première remarque, le garde-boue avant noir semble un peu cheap pour cet engin (on aurait pu s'attendre à mieux).  

Les ajustages de carénage sont impeccables. J'admire la finition et les pièces qui la composent. Le bras oscillant est une merveilleuse pièce alu. Fascinant. Le cadre treillit marque encore plus l'identité Ducat', tout comme la position haute des 2 silencieux. 

La monte est du Pirelli Supercorsa Pro, de réputation très bonne sur sec et savonnette sur le mouillé. L'équipement est de haut niveau avec des jantes Marchesini à cinq branches, une fourche inversée Showa de 43mm réglable dans tous les sens, idem pour le mono amortisseur Showa. Le freinage radial Brembo est composé de deux disques de 320mm et de quatre pistons. L'arrière possède un disque de 245mm et un étrier à deux pistons. 

Ducati 848 vue de droite

Sur la bête

Il est temps de monter sur cette 848. Qu'est-ce que je suis sur les poignets, vers l'avant... Le compteur au fond de la bulle et digital est lisible. Un ordinateur se commande depuis le commodo gauche avec le bouton "mode". Avec le bouton "mode", on fait défiler d'autres infos (tension batterie, tours par minute, temps au tour et gestion d'une clé et compteurs journaliers). Le Compte-tours se trouve en haut de l'afficheur, avec la température extérieure, l'heure, la température moteur, le totalisateur plus au centre. Les rétroviseurs montés sur la carénage avec les clignotants intégrés sont superbes... mais inefficaces sauf pour voir les coudes.

Compteur Ducati 848

Démarrage et premiers tours de roues

J'ai enfin la chance de pouvoir essayer cette nouvelle 848. 

Vais-je pouvoir la conduire ? La maitriser ? La dompter ? 

Un coup de clé et un son grave et rauque s’échappe de la double ligne d’échappement passant sous la selle. Twin made in Italy. Je claque la première (précise) et je joue de l'embrayage pour quitter le concessionnaire. Facile, l'embrayage à bain d'huile a fait disparaitre les traditionnels bruits mécaniques typiques chez Ducati. Fine, elle tient bien entre les jambes. Elle parait légère et permet de faufiler partout relativement facilement. La 1ère, la 2nde et même la 3ème... wouaaaaaaaaa. Ca va être fun  Bon dans les embouteillages, elle n'aime pas trop et broute un peu. Il faut jouer de l'embrayage car le régime est bas. Le moteur chauffe rapidement, mais ça ne me change pas du 3 cylindres. 

 

En route

Direction la Vallée de Chevreuse comme d'hab ! Même si le temsps est gris, les premiers enchaînements de virages permettent de chauffer les gommes et de commencer à comprendre son comportement. Elle est neutre. Un rail. Il faut parfois l'emmener un peu.

Les rapports poussés au delà des 5.000 tr/min, le twin se libère à pleins poumons jusqu'au rupteur. Quelle allonge pour un bicylindre  . Les suspensions sont sèches et elle n'aime pas les chaussées déteriorées. Moi non plus  
Le freinage est à la hauteur. Couplé au frein moteur, on s'arrête facilement à chaque sollicitation du levier, même à deux doigts. Doux et puissant (pas facile de repartir sur la Street après ça  ). Je n'ai pas eu de blocage de roue arrière.
Le shif-light avec ses trois lampes rouges intégrées au tableau de bord avertit du régime maxi. Heureusement car il est fréquent d'aller au rupteur au delà des 10.000 tr/min (ce n'est pas de ma faute, elle le demandait  ). Aller chercher la puissance et l'allonge est un plaisir mais il faut savoir que le caractère est linéaire. Mais dans une mélodie  envoûtante  

Il a fallut la rendre... 2 fois. Dur dur... Mais ce 2ème essai a été plus efficace car j'avais eu la chance de trouver mes marques avec le 1er. Merci madame la vendeuse  

Ducati 848 vue avant gauche

Conclusion

Ils sont où les spectateurs ?  On se croirait sur une machine de course... enfin, pour moi, ça l'fait  Elle est faite pour le circuit et les départementales.

OK il y a juste de quoi ranger un bloc disque et alors ? OK elle est chère et alors ? C'est une Ducat'. Une bébé Superbike.

En tout cas elle me semble assez polyvalente. Beaucoup moins exclusive qu’une 1098, c'est sur. Elle a des points forts indéniables tels que son moteur, sa prise en main, son look légendaire, son efficacité...  et quelques points faibles comme sa position un peu extrême, ses suspensions sèches, ses rétroviseurs et... son prix  
Il me reste à me décider et faire d'autres essais... 

Ducati 848 vue arriere gauche

Ducati 848 vue arriere droit

Ducati 848 vue pilote

Ducati 848 roue arrière

Ducati 848 freinage

Ducati 848 cadre

Ducati 848 bras oscillant

Ducati 848 vue de droite

Ducati 848 vue de face

Ducati 848 vue arrière


Essai rédigé par Grand Schtroumpf